Une philosophie et des objectifs partagés

Dans le cadre du 1% paysage et du développement de l’autoroute A65, trois collectivités (Le Mont de Marsan Agglo, la Communauté de communes du Pays de Villeneuve en Armagnac Landais et la Communauté de communes des Landes d’Armagnac) ont réalisé une étude globale sur les lieux d’intérêt écologiques et environnementaux sur le vaste territoire situé entre la Douze et le Midou, à l’aval de Mont-de-Marsan.
Voilà comment est née l’idée d’un Parc Naturel Urbain. Ces lieux sont d’intérêt collectif car, outre leurs richesses environnementales dues à la présence de l’eau, par exemple, ils ont aussi un caractère « dépaysant » dans le paysage forestier et nombre de villages ont également dans leurs territoires un patrimoine architectural remarquable.

Les actions fondatrices

La mise en place d’un plan de gestion

Un des objectifs est de retrouver le « bon état écologique » de chacun des sites. Parmi les étapes clés, la mise en place d’un plan de gestion qui s’étalera sur plusieurs années et dont la vocation est de déterminer le degré de vulnérabilité d’un espace naturel, pour ensuite donner des orientations de gestion.

Le plan de gestion va veiller à ce que l’aménagement d’un site n’impacte ni les espaces, ni les espèces, ni les activités présentes. Cela permet de faire évoluer chaque site en conformité avec la conservation du patrimoine naturel. Des secteurs pourront être fermés au public afin d’en préserver les richesses environnementales (tranquillité de certains animaux, piétinement de la flore…). L’intérêt de cette démarche est de trouver le juste milieu entre protection et découverte.

Quelques exemples d’actions qui peuvent être inscrites au plan de gestion:
> Restauration de milieux ouverts grâce au pâturage extensif, pour assurer la reconquête d’habitats naturels
> Gestion des berges et fossés pour cadrer leur entretien en préservant leur fonction hydraulique
> Aider à restaurer la végétation des berges et intégrer les exigences écologiques des espèces patrimoniales dans la réalisation des travaux (cistude d’Europe, libellules, lamproie,…)

La prise en compte du handicap

Les élus ont posé comme premier impératif l’accessibilité des sites aux personnes à mobilité réduite. Cette ambition sera déclinée sur les aménagements fonctionnels (cheminements carrossables, emplacements réservés et accessibles sur les parkings, délimitation des espaces pour non voyants, accessibilité du bâti…), mais aussi sur les équipements d’accompagnement (signalétique, textes en braille, informations tactiles, …).

La création d’une identité visuelle commune

Afin que les acteurs locaux (habitants, associations, entreprises…) s’approprient le projet, et que les visiteurs de passage identifient clairement le PNU, une charte graphique a débouché sur la création d’un logo, d’une signalétique directionnelle, et de panneaux d’information.

L’éducation à l’environnement

Plusieurs moyens et outils vont être déployés pour que chaque site soit un lieu d’apprentissage pour petits et grands:
> l’installation de panneaux thématiques
> l’aménagement de parcours d’interprétation: l’objectif est de mettre en relation les visiteurs avec le site. Il s’agit d’une démarche de communication visant à révéler au public la beauté, la fragilité, le fonctionnement
et les rôles joués par le patrimoine naturel et paysager
> le développement des animations à destination de différents types de publics